JOSEPH CORAN (1891-1958).

Joseph Coran. Photo Raymond, Dax.

Joseph CORAN, natif de Villenave-d'Ornon en Gironde est un pur Gascon dont les parents étaient originaires du Houga et de Saint-Germé. Il prit le boléro en 1909 chez PASSICOS pour écarter des vaches sans tampons. De 1911 à 1914, il est chef de cuadrilla chez BARRÈRE. 1911 fut l'année de son triomphe avec 20 premiers prix. CORAN était un torero complet pratiquant la feinte, l'écart sur le saut, le saut à pieds joints et même le saut périlleux. En 1912 à Saint-Gor il fit 53 écarts ou feintes et 30 sauts, dont six périlleux. En 1920, CORAN devint ganadero et forma la fameuse cuadrilla des 4 « AS » avec CANTEGRIT, PONTOIS II et ANTONIO père des écarteurs, MICHEL I, RAMUNTCHO et RAMUNTCHITO. En 1954 il a dirigé la première école taurine de la Fédération. Il mourut à Dax dans la misère en 1958.

In « Derrière la talanquère », Robert Castagnon.

Coran, par Gaston Rémy.

Lu au dos de la carte postale reproduite ci-dessus :

Un grand torero landais :

Joseph CORAN.

« Né le 26 février 1891 à Villenave-d'Ornon (Gironde).

Ses débuts datent de 1906, alors qu'à la novillada du dimanche des Rameaux, dans les arènes de Mont-de-Marsan, il affronta le torito « Robert », présenté par le ganadero Bats, de Pontonx-sur-Adour.

Le dimanche de Pâques 1909, sans avoir encore le boléro, il fait passer quatre fois, à la perfection, la redoutable « Bolfana » de la ganaderia Passicos. En plein succès, le lendemain, à Castets-des-Landes, il triomphe, cette fois avec le boléro, à quatre reprises, de la célèbre « Chalenguera » à cornes nues, du même élevage.

Le voilà champion des toreros landais, en 1911, lauréat d'une moyenne de 4 Premiers Prix sur 5 courses. Et sa carrière se poursuit, tandis qu'il ajoute 15 années qui le classent à la fois torero et ganadero à la tête d'un élevage important qui a produit maintes célébrités.

Il a terminé comme professeur de l'École Taurine Landaise et retiré à Dax, n° 31 bis, rue Cazade.

Son exemplaire carrière s'auréole d'un sauvetage en plage d'Hossegor « Le Bourret » et, par-dessus tout, de la Médaille d'Or de l'Education Physique et des Sports qui vient de lui être décernée le 1er décembre 1957.

Un record qui n'est pas prêt d'être battu.

Joseph Coran, qui est un authentique gascon, puisque fils de parents gersois, gardes-barrière à la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, écarta, en civil, le dimanche de Pâques 1909, aux Arènes du Plumaçon, à Mont-de-Marsan, la terrible « Bolfana » du ganadero Passicos.

Le 13 avril 1958, dans les arènes de Bascons, il a fait son dernier écart à la fougueuse « Bolfana » du ganadero Pabon. »


Un saut de Coran.

 

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